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Bigorre Mag - Béarn Mag

Uhaina Haet : L’indépendance a du style !

Uhaina, on la connaissait déjà pour l’avoir croisée, et pour avoir partagé avec elle, à maintes reprises, un certain nombre de conversations passionnantes… Deux confinements passent, et bim : on apprend, dans la presse locale, que la voilà styliste indépendante. Horriblement vexé de ne pas avoir obtenu l’exclusivité quant à cette nouvelle, on a choisi notre plume la plus indignée, et l’on a aussitôt réclamé auprès d’elle réparation du préjudice subi.

C’est que, en découvrant son travail, on avait été passablement impressionné, et on le lui avait d’ailleurs signifié. Uhaina Haet a 18 ans. C’est un âge où, généralement, on est encore loin de s’installer en indépendant pour gérer quelque activité entrepreneuriale que ce soit. Or Uhaina a du talent : c’est indiscutable. N’est-il pas vrai que, parfois, la valeur n’attend pas le nombre des années ?

Après tout : pourquoi ne pas faire de vagues ?

Uhaina Haet, donc, se lance. La marque qu’elle a imaginée, « La Petite Vague », recouvre pour le moment un petit nombre de créations, mais l’on sent déjà poindre une ligne et une véritable cohérence, en même temps qu’un projet infiniment plus vaste qu’un simple intérêt porté au style et à la fringue. Un exemple ? Toutes les créations de Uhaina relèvent de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler « l’upcycling », qui est, grosso modo, l’art de redonner vie à des choses ayant déjà vécu une autre existence. En l’occurrence : des vêtements. Uhaina Haet ne travaille donc quasiment qu’à partir de « fripes », qu’elle découpe, réassemble, recoud, détourne, remodèle.

Mon paletot aussi devenait idéal

«Je suis née à Tarbes, mais je n’y suis pas toujours restée, j’ai été en internat dans le Gers, et en coloc’ sur l’Île d’Oléron, à Saint-Trojan-les-Bains, où j’étais au lycée. A Saint-Trojan, il y avait une friperie, c’était un peu le rituel du week-end d’aller y faire un tour… On buvait un café avec la proprio, on parlait un peu de tout et de rien, et on achetait des vêtements. C’est là que ça a commencé, j’achetais des vêtements, je reprisais les vêtements que j’aimais bien, j’ajoutais de la matière, je brodais… On avait une pionne aussi, photographe de mode, avec qui je discutais beaucoup. Je m’aperçois aujourd’hui que tout ça, ça a compté» nous raconte Uhaina.

Empanachée d’indépendance et de franchise

La vie, c’est effectivement fait de rencontres, reste à savoir ensuite ce que l’on en fait. Uhaina, on la connaît un peu, comme on vous le disait : on la sait également engagée sur de nombreux sujets, notamment féminisme et écologie, et renseignée sur ceux-là. Devait arriver ce qu’il arriva : ses réflexions infusèrent dans sa manière de bricoler ses fringues, d’où l’upcycling, d’où la récup’, d’où le choix, aussi, de travailler aujourd’hui à l’occasion sur des pièces un peu à cheval entre deux genres, « non-binaires » pourrait-on dire. L’indépendance d’esprit, c’est le fait, avant tout, de trouver sa voie. Uhaina, semble-t-il, y parvient avec un certain brio.

Ne plus cacher qu’on montre, ne plus montrer qu’on cache

Cette voie, quelle est-elle ? Il nous apparaît que c’est la voie de la liberté. Liberté de porter ce qu’on veut, liberté de trancher dans le vêtement où l’on veut. Chemises amples restylisées, colorisées, patchworkisées, boutonnisées dans tous les sens, bustiers à lacets ouverts, tops ajourés, éventrés, jupes remontées, fuselées… Un corps est un corps ; des conventions ont tenté d’indiquer, pendant des siècles, comment il devait être montré et comment il devait être caché. Il nous semble voir dans ce que fait Uhaina, dans l’ample et dans le « contre-peau », la même idée d’usages démodés qu’on cherche à effondrer. La mode, dans les années 50, 60, et 70, s’employait à faire cela, à toute vitesse. Après remise au goût du jour, l’aspect responsabilité écologique et conscience décroissante en plus, Uhaina suit le même chemin : celui de la libération.

Ainsi soit-elle !

Sa dernière collection « capsule » le prouve : ça tient la route. Désormais constituée en entrepreneuse, avec le soutien de Kanopé, Uhaina tracera sa route. On la suivra ! Et vous aussi, si son aventure vous intéresse. Tous les liens sont là, on en profite pour, sur le plan juste commercial, lui faire un peu de pub : Uhaina vend sur Etsy, et elle crée aussi sur demande. Prenez contact, et gare à la claque : une petite vague, ça peut parfois vous retourner encore davantage qu’une grande…


Source: https://www.bigorre-mag.fr/uhaina-haet-lindependance-a-du-style/

Dix-huit ans à peine, et une solide conception de la mode, aux antipodes d’une surconsommation de masse qui envahit nos placards sans pour autant parvenir à nous satisfaire.


Depuis son adolescence, Uhaina Haet éprouve le besoin d’adapter ses vêtements à sa personnalité et sa morphologie, jusqu’à ressentir un certain bien-être à porter une pièce unique qui lui ressemble.

« J’ai commencé à transformer un foulard en jupe, un jean en top, à associer les matières et les couleurs… C’était un peu une libération pour moi de me distinguer de la mode universelle, en suivant mon propre style. J’ai eu envie de partager ce plaisir avec d’autres personnes ; j’ai donc commencé à travailler dans cet objectif, et j’ai rejoint Kanopé avec “La petite vague créa” en mars 2020. C’est le lieu idéal pour apprendre à monter son entreprise, il y a beaucoup d’entraide, et les formations se déroulent dans une bonne ambiance » explique-t-elle.


Sa mère, Rozenn Haet, qui s’occupe de “l’Artelier” – tiers lieu culturel à Tarbes -, l’incite à créer une ligne pour participer à un défilé. Cette concrétisation de sa passion, suivie des premières ventes, lui confirment qu’elle a fait le bon choix.

Aux côtés de son mentor Caroline Laroche, costumière, Uhaina consolide les bases de la couture, pour laisser libre cours à sa créativité. Vêtements et accessoires s’affichent sur son site, en pièces uniques, en fonction de son inspiration.


Ensemble fleuri, corset vintage avec dentelle, chemise peinte à la bombe au look sexy et coloré, trousse de maquillage comme nulle part ailleurs… Il souffle un vent de liberté et de légèreté qui secoue la mode traditionnelle, en mêlant joyeusement matières et couleurs.

« Si, sur mon site, les gens voient une pièce qui leur plaît, mais dans une taille qui n’est pas la leur, je peux la réaliser sur mesure sans problème. Ils me donnent la direction artistique souhaitée, ce qu’ils voudraient modifier, et je m’adapte. En plus des produits finis et de la confection, je souhaite également développer l’offre de customisation, toujours dans l’idée du zéro déchet et de l’upcycling pour limiter la surproduction de tissu, génératrice de pollution ».


Généreuse jusqu’au bout, Uhaina partage sur sa page Facebook des séances shooting, des vidéos et des tutos en nous ouvrant les portes de son atelier, et nous donner de belles idées pour nous affranchir des diktats de la mode en laissant nos envies s’exprimer !

Source: https://presselib.com/tarbes-hautes-pyrenees-uhaina-haet-petite-vague/

Une styliste pas comme les autres

  • Une styliste pas comme les autresUne styliste pas comme les autres

Publié le 02/03/2021 à 05:11 , mis à jour à 05:12

Il y a une nouvelle styliste en ville et elle va tout casser!

Alliant la mode et le développement durable, l’entreprise Kanopé « La petite vague » alias Uhaina Haet propose de réutiliser les vêtements qui ont déjà une histoire pour leur donner une autre vie. Rencontre. 

« Depuis que je suis au collège, je pratique l’upcycling » (pratique qui tend à faire du neuf avec du vieux mais avec un gain de qualité et une plus-value pour le produit final.). En tant que fille, j’ai souvent eu l’impression de n’avoir rien à me mettre. Et comme je suis contre cette pratique de surconsommation, je fouille dans mes placards et je réadapte mes vêtements. Un jean peut être customisé ou transformé en top par exemple. Ce n’est que très récemment que « La petite vague créa » est née. En juin 2020, ma mère Rozenn Haet (qui est l’une des responsables de l’Artelier) m’a proposé de créer une ligne pour un défilé au cœur du lieu de toutes les créations, faites à partir de vêtements donnés. Voilà comment tout a débuté. Et puis, mon défilé est arrivé. J’ai réussi à vendre une pièce, puis une autre grâce aux rencontres et aux réseaux sociaux. Pour cet hiver, cela beaucoup été de la création libre, sur commande ou même de la customisation mais toujours réalisé de façon improvisée puisque je n’avais rien préparé à l’avance, mais cela va changer. Je commence à dessiner ma collection printemps/été. Et je peux déjà vous dire qu’elle se veut de style bohème et légère » explique Uhaina Haet, la créatrice. Mais ce n’est pas tout. « La petite vague » (nommée comme cela pour contraster avec la surconsommation de la mode d’aujourd’hui) a même étendu son champ d’activité autant du point de vue commercial (elle a depuis peu une boutique en ligne) que de la communication puisqu’elle publie régulièrement des films, des séances photos de ses vêtements et accessoires made in upcycling. Et en plus, c’est une entreprise locale. Que demander de plus ?

Source: https://www.nrpyrenees.fr/2021/03/02/une-styliste-pas-comme-les-autres-9402543.php

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